ReadAThon by Lou, « La mort n’est pas un jeu d’enfant » Alan Bradley

Samedi matin, lever pas trop tôt, une belle journée s’annonce!

Je vais suivre le ReadAThon, de Lou, dans le cadre du Challenge British Mysteries.

Première incursion dans la communauté bloguesque, que je suis en « sous-marin »! Je précise à tout bon entendeur que je m’inscris dans la catégorie « petite joueuse », because ci- dessus.

Alors, au programme de ce premier jour, Flavia de Luce, « La mort n’est pas un jeu d’enfant » d’Alan Bradley. Cette série est destinée initialement, aux jeunes, soit!

Ça tombe bien, je suis encore jeune dans ma tête!

devil

Zou, c’est parti!

….

J’avoue que je me suis laissée emporter par cette jeune détective en herbe, impertinente,  au franc-parler, et par sa nouvelle histoire.

Cela démarre par la mise en scène de sa propre mort, étonnant pour une petite fille!  A son « réveil », elle croise 2 marionnettistes, Ruppert et Nialla, sympathiques mais un peu louches, quand même!

Ruppert s’écrase au beau milieu de la scène de son  propre spectacle. Dès lors, Flavia, l’air désinvolte, décidée et téméraire ira à la recherche de la vérité.

Bishop’s Lacey et ses environs proches sont le théâtre de cette enquête. Nous sommes dans la province Anglaise, des années 50, post guerre. L’atmosphère est très campagnarde, bucolique, un rien suranné (J’adore!) .On y croisera un prisonnier de guerre, une jeune fille de la Women’s Land Army, l’inspecteur Hewitt et sa jolie épouse, et les habitants de Bishop’s Lacey, tous aussi pittoresques les uns que les autres.

L’écriture est fluide, c’est très agréable à lire et j’ai bien aimé bien le mode de narration: c’est Flavia qui raconte.

L’intérêt de ce livre tient à la personnalité de Flavia, 11 ans, une petite fille encore, mais avec une sacrée maturité. Elle avance sereine et déterminée, avec toujours l’ombre de cette maman disparue bien trop tôt, à qui elle ressemble tellement. Son sens de la répartie fait mouche à chaque fois, toujours le bon mot, la bonne réplique. Les échanges vachards et les tensions sont légion entre les sœurs.

Le papa est présent, bienveillant, toujours digne, et tout en retenue face à cette fille un tant soit peu « décalée ».

Les expériences de « petite chimiste » de Flavia, talent et ustensiles hérités d’un oncle un peu original, ponctuent le déroulement de l’histoire et participent à l’action! Elles sont bien décrites.

Mon seul bémol: l’histoire se met en place, au bout de 150 pages. J’avoue que je trouvais ça un peu longuet, malgré l’atmosphère « so British », la présentation des personnages, les descriptions soignées. J’attendais!!!

La suite du texte a rattrapé cette sensation, la première partie a pris son sens et le dénouement était assez inattendu. 

Je l’ai lu sur la journée de samedi, il faisait soleil et cela était très agréable. Je me suis calée dans mon petit fauteuil, dans le jardin d’hiver, une théière, le panneau « do not disturb » et hop,hop! 

Au final, c’était une bonne lecture bien agréable, bien ficelée, un petit policier avec une belle atmosphère!

laugh

(Merci à Lou et à ses fidèles acolytes de si bien nourrir ce thème!)